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En bref, le bilinguisme colonial n'est ni une diglossie, où coexistent un idiome populaire et une langue de puriste, appartenant tous les deux au même univers affectif, ni une simple richesse polyglotte, qui bénéficie d'un clavier supplémentaire mais relativement neutre ; c'est un drame linguistique.
(Albert Memmi, Portrait du colonisé)

Le but d'Esprit Valdôtain est un seul : donner une chance de salut au peuple valdôtain.
Pour Esprit Valdôtain, ceci ne saurait se réaliser sans que tous les moyens nécessaires soient mis à sa disposition.
Par «moyens» , nous entendons la possibilité de disposer des instruments pour renouveler et transmettre notre culture, pour pouvoir vivre et penser en nos langues, pour pouvoir conduire notre existence comme tous les autres. Cela signifie aussi que nous devons pouvoir vivre sans que nous soyons continuellement en butte aux attaques de la majorité italienne, qui, après nous avoir pendant plus d'un siècle empêché d'accéder à des conditions de vie normales, et tout en continuant à nous saboter par des moyens plus ou moins détournés, nous accable de son mépris et hésite entre nous considérer autres, pour nous attaquer, et nous dire égaux, pour nous assimiler de force.
Nous estimons alors nécessaire que :

L'actuelle piteuse lubie du " bilinguisme parfait ", tant administratif que scolaire et social, soit reconnue officiellement comme totalement inefficace par rapport à la nécessité de la sauvegarde de la minorité valdôtaine.

Soient partant instituées, en sus de celles déjà existantes, des écoles valdôtaines, réservées à tous ceux qui voudraient s'y inscrire, où, tout en acceptant la connaissance de l'italien comme un résultat obligatoire final de l'enseignement qui y serait donné, les cours soient dispensés en français et dont les professeurs démontrent de cette langue une parfaite connaissance. En plus, nous estimons que dans cette école une plus grande place devra être réservée à notre propre histoire, au franco-provençal, à l'étude de nos mœurs, à notre culture et à un enseignement moderne et actuel, dépoussiéré de tout le fatras stato-nationaliste qui imbibe l'école italienne.

Les titres d'études délivrés par cette école bénéficient de la reconnaissance légale pour accéder à l'enseignement de niveau supérieur dans les pays francophones.

Soit reconnue en même temps la valeur légale des titres d'études délivrés dans les pays francophones.

Soit mise à la disposition des Valdôtains qui voudraient en profiter un nombre de médias au moins égal à celui de leurs homologues italophones.

Soit créée, dans toutes les administrations publiques et privées, y compris dans celles relevant directement de l'Etat, une section dont les employés connaissent vraiment le français et le franco-provençal, et qu'obligation leur soit faite de communiquer en ces langues si requête leur en est faite.

Toutes les dispositions administratives et de loi, tant du niveau régional que de celui étatique ou européen, et, plus généralement, tout texte de l'Administration publique, soient disponibles également en français, en même temps et au même niveau qu'en italien.

Soit requise, aux fonctionnaires de l'Etat appartenant au corps de la Magistrature, une connaissance minimale tant des langues du Val d'Aoste que de son histoire, afin d'éviter que se répètent de désagréables épisodes de racisme judiciaire, comme il s'en est vu encore récemment en Vallée d'Aoste.

Soient appliquées ponctuellement en Vallée d'Aoste toutes les mesures législatives de niveau italien, européen et international qui sanctionnent, parfois lourdement, l'incitation à la haine ethnique et les comportements qui relèvent du racisme, également quand ils sont dirigés contre l'ethnie valdôtaine.

En guise de témoignage bonne volonté et de signe de résipiscence pour la haine qu'il a copieusement déversée sur la Vallée d'Aoste pendant toute sa brève histoire, l'Etat italien accepte qu'une commission internationale ad hoc contrôle la mise en place et le bon fonctionnement des susdites institutions.

 
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